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Rencontres interrégionales annuelles du Mouvement HF+

Le samedi 4 avril, HF+ Normandie vous donne rendez-vous à Grand-Quevilly (76) pour les rencontres interrégionales annuelles du Mouvement HF+.

Une journée pour se rencontrer, partager nos pratiques, croiser nos expériences et continuer à faire avancer ensemble l’égalité réelle dans les arts et la culture.

👉 Rencontres réservées aux adhérent·es du Mouvement HF+.

Vous souhaitez participer mais vous n’êtes pas encore adhérent·e à HF+ Normandie ? Il est toujours temps de rejoindre l’aventure !

💡 L’adhésion individuelle est à prix libre, à partir de 2 €.
Adhérer, c’est soutenir nos actions et contribuer concrètement à faire progresser l’égalité dans le secteur culturel.


Programme de la journée*

Accueil café à partir de 9h

Matin – Atelier au choix

9h30 – 12h : ATELIER – Mutualisation des protocoles de signalement et de traitement des VSS dans les collectifs
Par Morgane Olivier – adhérente HF+ Normandie et membre du réseau national des référentes VSS

OU

9h30 – 12h : ATELIER – Comment faire vivre l’intersectionnalité dans nos collectifs ? Échanges de pratiques
Par Juliette Seyer (HF+ Centre-Val de Loire) et Jordan Le Douget (HF+ Bretagne)

Après-midi – Rencontres

13h45 – 15h15 : Restitution des ateliers (uniquement pour les participant·es)

Accueil café à partir de 15h

15h30 – 16h45 : RENCONTRE – Nos luttes féministes à l’échelle européenne : l’exemple de l’Espagne
Avec le collectif Clásicas y Modernas
Suivie d’une présentation des travaux du groupe Europe de la fédération HF+

17h – 18h30 : RENCONTRE – Démasquer le chevalier blanc : de la réappropriation culturelle des récits à l’éthique comme boussole dans les démarches artistiques et programmatiques
Par Jade Robert

Pour prolonger les échanges

19h30 – 23h : SOIRÉE AU 128Bis
Tiers-lieu, café culturel et associatif à Rouen

⚠️ Inscription indispensable avant le 23 mars via ce formulaire :
https://forms.gle/9CUBMByWSkmv6gm2A


* Il est possible de s’inscrire à chaque temps proposé indépendamment des autres.

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[Compte rendu] Observatoire 2026 de l’égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication

À l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes (8 mars), le Ministère de la Culture a fait paraître son édition de l’Observatoire de l’égalité entre les hommes et les femmes dans la culture et la communication .

L’édition 2026 est déjà la 14ᵉ édition consécutive, l’Observatoire ayant été lancé en 2013. Riche de 120 tableaux et de 114 pages, ce rapport est outil de référence incontournable. Il permet d’observer, cette année encore, les progrès en termes d’égalité dans le secteur, mais aussi les nombreuses inégalités persistantes : écarts de rémunération, différenciation des allocations d’aides et de financements, etc…  Que peut-on en retenir ? 

On constate tout d’abord une présence équilibrée des travailleur·euses hommes et femmes dans la culture en général, et en cours d’harmonisation à travers les différents secteurs.

La culture est un domaine d’activité mixte, avec un nombre de femmes et d’hommes y travaillant presque équivalent. Les femmes y sont même légèrement majoritaires (51% des travailleur·euses du domaine en 2023). 

Si historiquement la répartition des genres au sein des différents secteurs (par ex. arts visuels, spectacle vivant, architecture, etc.) a été très différenciée, on remarque une tendance ces dernières années à l’harmonisation : 

  • La part de travailleuses femmes augmente dans les secteurs dans lesquels elles étaient, et sont parfois encore, sous-représentées : Par exemple, de 2010 à 2023, la part des femmes a augmenté de 12 points dans le secteur audiovisuel. 
  • Au contraire, la part des femmes a tendance à diminuer dans les secteurs dans lesquels elles étaient autrefois sur-représentées : Par exemple, dans le secteur du livre et de la presse, leur part a baissé de 4 points depuis 2010.

Ces écarts ont réduit grâce à l’arrivée de jeunes travailleur·euses sur le marché du travail dans ces secteurs, la part des femmes étant plus élevée chez les moins de 34 ans, et encore plus chez les moins de 24.

​ En effet, les femmes continuent d’être plus nombreuses dans l’enseignement supérieur culturel public dans tous les secteurs.

Elles représentent 66% des étudiant.es dans l’ensemble de l’enseignement supérieur Culture en 2024-2025 (contre 60% en 2012-2013) .

Pourtant, les femmes jeunes diplômées sont confrontées à une insertion professionnelle légèrement plus difficile que leurs homologues masculins : 88% des femmes diplômées en 2021 ont trouvé un emploi en 2024, contre 92% chez les hommes. 

NB : Pas de chiffres disponibles sur la qualité de leur insertion (CDD, CDI, temps partiel, etc) bien que nous savons que les femmes sont plus concernées par l’emploi précaire, et que cela peut être particulièrement le cas ces premières années après le diplôme. 

Surtout, sur le marché du travail, les femmes continuent de souffrir de nombreuses inégalités professionnelles. 

Ainsi, les écarts de rémunération persistent malgré une légère baisse l’année passée : Par exemple, en 2024, les revenus annuels bruts par équivalent temps plein des salariées permanentes du spectacle et de l’audiovisuel sont toujours inférieurs de 14 points à ceux de leurs homologues masculins (contre 16 l’année précédente).

Cette année pour la 1ère fois, nous disposons des chiffres concernant les droits d’auteurs en fonction du genre des artistes-auteur.ices (issus de la DEPS), ce qui permet le constat de graves écarts de perception de ces droits qui ont tendance à se creuser.  Ainsi, en 2025, on peut observer un écart de 51% entre le revenu moyen pour une contribution par répertoire en spectacle vivant entre les hommes et les femmes dans les droits d’auteurs perçus à la SACD (contre 46% en 2024 et 41% en 2023).

Par ailleurs, on observe des évolutions fluctuantes concernant la parité dans les programmations de spectacles et expositions

  • Une progression constante de la parité en arts visuels. Les artistes exposées dans les FRAC constituent 40% des artistes totales exposées en 2024 (contre 25% en 2018). Les acquisitions d’œuvres de femmes progressent également.
  • Une année qui confirme la stagnation des domaines du cinéma et du théâtre. Cette année, de manière inédite, les chiffres du théâtre privé font partie du rapport. Ainsi, 36% des spectacles des théâtres privés de la saison 2024-2025 ont été dirigés par des femmes (+7% par des collectifs mixtes), soit des chiffres comparables à ceux des établissements publics nationaux ou labellisés (39% sur la même saison avec 9% de collectifs mixtes)… et qui sont identiques à ceux de la saison 2017-2018.
  • Des points noirs en musiques d’orchestres et musiques actuelles  avec dans le premier une baisse de quelques points en terme de présence des femmes dans la programmation, et dans les deux cas une présence féminine très faible à la direction et au lead de projets. Par exemple, 20% seulement de spectacles dirigés par des femmes dans les établissements publics nationaux accueillant des opéras. / 24% de leads féminins dans la programmation des spectacles de musiques actuelles.

En revanche, on peut constater une augmentation nette et constante de la proportion de financements de projets artistiques menés par des femmes dans tous les domaines depuis l’année 2018, sauf pour les aides versées aux ensembles musicaux. Cette avancée serait-elle rendue possible par la progression remarquable de la parité au sein des jurys, commissions et conseils ? 

Malgré tout, le retard est long à rattraper, ainsi le domaine dans lequel les aides versées aux projets féminins et masculins sont les plus égalitaires est la danse, avec 43% des aides aux équipes chorégraphiques qui sont versées à des femmes en 2024. 

Quant à la musique – qui ne progresse pas – elle fait face à une répartition des aides particulièrement concentrée vers des récipiendaires masculins avec, par exemple, 83% des aides aux ensembles musicaux qui leur sont versés. 

Enfin, 2026 a été une bonne année pour la reconnaissance et la consécration d’artistes féminines, ce qui permet de faire remonter les indicateurs. On pense notamment au César du meilleur film décerné à une femme pour la deuxième fois depuis 2010 ! Aucune tendance n’est cependant encore constatable.

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Nouvelle session de formation VHSS en Normandie !

La Grenade est une association engagée pour l’égalité professionnelle dans la culture, avec une expertise spécifique dans la prévention et la lutte contre les violences et le harcèlement sexistes et sexuels

Composée de professionnelles du spectacle vivant et de la musique, elle développe des modules de formation conçus pour répondre aux réalités et aux spécificités de ces secteurs. Leurs actions de formation sont certifiées Qualiopi et peuvent donc être prises en charge financièrement par les OPCO. Basée en Bretagne, La Grenade déploie ses actions en Normandie et propose une nouvelle session de formation à destination des professionnel·les de la culture :

  • Lutter contre les Violences et le Harcèlement Sexistes et Sexuels dans la culture

📅 Le 19 mai à Rouen  

🕖 1 jour / 7 heures 

Cette formation donne les moyens aux professionnel·les de la culture d’appliquer la loi en matière de VHSS, de se saisir du droit du travail pour enfin travailler dans un environnement respectueux et sécurisé pour tous·tes. 

Objectifs : qualifier les VHSS au travail, les identifier et les repérer dans son organisation, s’approprier le cadre légal des obligations de l’employeur et réagir à des VHSS en tant que témoin ou/et employeur.

Tarifs : 280€ pour les intermittent·es / 400€ pour les salarié·es du régime général 

Attention : pour une prise en charge par l’AFDAS, les dossiers doivent être déposés 1 mois avant la date de formation, soit le 19 avril au plus tard.

Inscription indispensable
Informations et inscription Marion Porez Caruso : formation@la-grenade.org


Grâce à l’arrivée de nouvelles formatrices basées en Normandie, il est également possible d’organiser des formations en INTRA.

Il s’agit de formations dédiées à votre équipe, pour un groupe de 12 personnes maximum. Elle peut avoir lieu directement dans vos locaux s’ils le permettent et la date est fixée en concertation avec vous. Une prise en charge par votre OPCO est possible

Contacter la Grenade : formation@la-grenade.org

Les droits à la formation

Comment savoir si vous avez des droits à la formation ? Vers qui se tourner pour se former lorsqu’on est salarié·e permanent·e, indépendant·e, fonctionnaire ou (presque) intermittent·e ? Qu’est-ce que le délai de carence ? Est-ce que la formation vous fera perdre vos indemnités ou bien comptera dans vos heures ? Comment former vos bénévoles et vos salarié·es ? Quel que soit votre statut, on démêle tout cela ensemble ! L’AFDAS, Uniformation, l’AGEFICE, etc. sont des organismes qui financent nos formations. La Grenade vous renseigne sur les solutions possibles et peut vous aider dans le dépôt de votre dossier !

Découvrir La Grenade

Consulter le catalogue de formations

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Débadoc : Les Normandes sortent de l’ombre

Diffusé sur France 3 Normandie le jeudi 5 mars après le documentaire Charlotte Sohy, la consécration d’une compositrice de Matthias Weber, le débat vise à mettre à l’honneur des Normandes méconnues et à s’interroger sur l’invisibilisation des femmes dans notre histoire.

Avec Claire Saunier-Le Foll, enseignante en histoire, Constance Bohlinger, responsable du service des publics à la Direction des Musées et Patrimoine de la Ville d’Avranches, Aurélie Daniel, animatrice culturelle Les Balades Rouennaises, Alix Alduc-Barbat, responsable des expositions au château de Crèvecœur-en-Auge et secrétaire adjointe de l’association AGCCPF Normandie, et Faustine Le Bras, coordinatrice de l’association HF+ Normandie.

Présenté par Laurent Quembre.

Le Débadoc est désormais disponible en replay sur la plateforme France TV : https://www.france.tv/france-3/normandie/debadoc-en-normandie/