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Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans les arts et la culture en Normandie : Une nouvelle édition à paraitre le 18 juin !

Chaque année, depuis 2021, HF+ Normandie publie une nouvelle édition de l’Observatoire afin d’évaluer les différentes évolutions en matière d’égalité entre les femmes et les hommes dans le milieu des arts et de la culture sur le territoire. Chaque nouvelle édition permet d’élargir le périmètre étudié et de prendre en compte un plus grand nombre de structures et d’indicateurs afin que les inégalités soient retranscrites de la manière la plus précise possible.

Plus d’informations sur les modalités d’inscriptions prochainement !

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[Compte rendu] Observatoire de l’égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication 2024

Comme chaque année, lors de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le Ministère de la Culture a publié la 12ème édition de son Observatoire de l’égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication. 

Cet observatoire édité tous les ans s’érige en outil indispensable afin de mesurer les progrès, mais aussi la persistance des inégalités entre les femmes et les hommes dans le milieu culturel. Cette année, l’étude est basée sur plus de 700 indicateurs, et permet ainsi d’analyser des phénomènes aussi divers que le fonctionnement interne et la composition des équipes, la rémunération, les programmations, les aides accordées, ou encore la visibilité des artistes. Si de réels progrès sont constatés au sein de cette nouvelle édition, ils sont pour autant loin d’être homogène selon les disciplines. 

Depuis les débuts de cet observatoire, le constat que les femmes sont majoritaires sur les bancs des écoles de l’enseignement supérieur de la culture a sans cesse été réitéré. C’est toujours le cas pour cette édition : les femmes représentent 63% des étudiant.es dans ce secteur. Il y a peu de différence dans l’accès au premier emploi pour les diplômé.es : le taux d’insertion est de 92% pour les femmes et 94% pour les hommes. Pourtant, malgré ces chiffres, les femmes sont légèrement sous-représentées au sein des professions culturelles : en 2020, elles représentent 46% des effectifs. De plus, même si les écarts de salaires se réduisent peu à peu, dans onze secteurs sur douze la situation reste défavorable pour les femmes en termes de salaire. Par ailleurs, si de plus en plus de femmes occupent des postes de direction (trois des cinq postes de présidence des entreprises de l’audiovisuel occupés par des femmes), elles restent largement minoritaires aux postes de directions des structures de la création artistique (FRAC, CDN, CCN, Opéras, SMAC, …). 

En ce qui concerne la programmation, les œuvres des femmes restent moins visibles, moins acquises et moins programmées que celles des hommes : les femmes réalisent en moyenne 40 % des représentations programmées en 2023-2024 dans le secteur du spectacle vivant ; sur environ 1 900 représentations d’opéra, une sur quatre est mise en scène par une femme au cours de la saison 2023-2024 et les femmes réalisatrices de longs-métrages restent minoritaires (30 %). 

Pour ce qui est de l’accès aux moyens de production, parmi les disciplines du spectacle vivant, 45 % des équipes récipiendaires sont dirigées par des femmes et elles ne touchent que 38 % des montants totaux d’aides. L’écart se creuse pour la musique : 19 % d’aides et 15 % des montants accordés aux femmes. Enfin, dans le domaine du cinéma, en 2022, sur les 58 projets bénéficiant de l’avance sur recettes du Centre national du cinéma et de l’image animée, 28 % ont été réalisés par des femmes.

Les femmes sont également moins récompensées. Depuis 1976, seulement 8 % des films primés aux Césars ont été réalisés par des femmes, mais aucun de 2010 à 2023. La situation est peu favorable pour la musique également : 10 % d’artistes femmes seulement ont été primées aux Victoires de la musique du meilleur album depuis 1985. De 2020 à 2023, la part des femmes sélectionnées aux Molières est de 39 % parmi les metteuses et metteurs en scène et de 50 % parmi les auteurs et autrices. De 2012 à 2019, les prix de photographie emblématiques ont été attribués pour 32 % en moyenne à des femmes. Le livre est l’un des secteurs où l’on s’approche de l’égalité sous certains aspects : les femmes sont bien représentées parmi les lauréates et lauréats des grands prix littéraires (Goncourt, Renaudot, Femina, Interallié, etc.). On y compte ainsi 54 % de femmes de 2020 à 2023.

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[Compte rendu] Rapport annuel 2024 sur l’état des lieux du sexisme en France – « Baromètre sexisme »

Famille, école et numérique : la fabrique du sexisme.  

Le 22 janvier dernier sortait le sixième rapport annuel sur l’état des lieux du sexisme en France mené par le Haut Conseil à l’Égalité (HCE). En dépit du fait que les actions favorisant une plus grande égalité entre les femmes et les hommes se multiplient en France depuis quelques années, les chiffres que ce nouveau rapport met en exergue demeurent alarmants quant à l’omniprésence du sexisme dans la société française

La première partie du rapport révèle une contradiction importante : si 92% de la population considère que les hommes et les femmes ne sont pas traité·es de la même manière en France, paradoxalement, le sexisme tend à s’enraciner

  • Les stéréotypes de genre progressent, 70% des hommes estiment qu’un homme doit prendre soin financièrement de sa famille pour être respecté dans la société
  • Les femmes renoncent toujours plus à leurs libertés, 43% estiment qu’elles ont déjà censuré leurs propos par crainte de la réaction des hommes, cela représente une augmentation de 3 points par rapport à 2023 
  • Les idées masculinistes gagnent du terrain surtout chez les jeunes hommes, 39% des hommes entre 15 et 24 ans considèrent qu’il est difficile d’être un homme dans la société actuelle, pourcentage en augmentation de 14 points par rapport à 2023. 

Parallèlement, les violences sexistes et sexuelles persistent voire s’amplifient : 86% des femmes déclarent avoir vécu au moins une situation sexiste au cours de leur vie (6 points de plus qu’en 2023). 

La seconde partie du rapport tente d’identifier les causes de la persistance et de l’enracinement du sexisme en France. Le HCE parle de trois “incubateurs” : la famille, l’école et le numérique

  • En effet, 70% des femmes considèrent que les femmes et les hommes ne sont pas traité·es de la même manière dans leur famille et seulement 21% des Français·es estiment qu’ils et elles ont été éduqué·es de la même manière indépendamment de leur genre. À titre d’exemple, l’injonction à la maternité des femmes commence dès leur plus jeune âge : 62% des femmes déclarent avoir reçu des poupées contre seulement 3% des hommes. 
  • À l’école, le sexisme s’enracine : une personne sur deux estime que les femmes et les hommes ne connaissent pas le même traitement au sein du système scolaire. Le partage de l’espace constitue un exemple frappant : les terrains de football dans les cours d’école représentent 70% du total de l’espace collectif. Parallèlement, le sexisme se manifeste à travers les choix d’orientations professionnelles : 74% des femmes déclarent n’avoir jamais envisagé d’études supérieures ou de métiers dans le domaine technique ou scientifique contre 41% pour les hommes. 
  • Enfin, le numérique est identifié comme la sphère dans laquelle le sexisme s’amplifie encore davantage : 68% des contenus d’Instagram diffusent des stéréotypes de genre, seulement 57% des films passent le test Bechdel*, quant à la pornographie dont on estime que 90% des contenus présentent des actes non siumlés de violences physiques, sexuelles ou verbales envers les femmes, 64% des hommes de 25 à 34 ans déclarent avoir envie de reproduire les gestes sexuels issus de cette industrie et qu’il ne faut donc pas la diaboliser. 

Le rapport se conclut par une série de recommandations permettant de s’attaquer aux racines du sexisme. Le HCE demande le déploiement d’un véritable programme d’éducation à l’égalité, la régulation des contenus numériques ainsi que des sanctions réellement appliquées concernant non seulement le délit de sexisme mais aussi les violences sexistes et sexuelles, tout cela accompagné de mesures concrètes à appliquer dès maintenant afin de faire régresser le sexisme au sein de la société française.

*Le « test Bechdel-Wallace » est un outil visant à évaluer la représentation des femmes et à mettre en évidence la surreprésentation des protagonistes masculins dans les œuvres audiovisuelles. Pour en savoir plus rendez-vous sur https://bechdeltest.com/

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[RENCONTRE] Grande conversation : Femmes (in)visibles

Revoir l’histoire de l’art d’un point de vue féministe, désinvisibiliser les femmes artistes, redonner toute leur place aux printresses, aux sculptrices, aux performeuses … Voilà l’objectif de cette Grande Conversation. 

Anne-Sophie Pauchet, metteuse en scène, co-fondatrice d’HF Normandie et membre du CA de l’association sera présente avec d’autres intervenant·es (historienne de l’art, directrice de centre culturel, cinéaste, …) pour parler de la place des femmes dans les arts et la culture.

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Appel aux bénévoles

Pour cette septième édition, plus de 100 projets auront lieu sur le territoire normand entre le 14 et le 17 septembre 2023. Afin d’assurer le bon déroulement des Journées du Matrimoine 2023, HF Normandie recherche des bénévoles motivé·es !

Les missions possibles :

  • Distribuer les programmes et les affiches ;
  • Assister aux évènements ;
  • Renseigner les publics ;
  • Relayer nos infos sur les réseaux sociaux.

Les conditions :

  • Être majeur·e ;
  • Être disponible à partir du 8 septembre si possible (HF Normandie s’adapte en fonction des disponibilités de chacun·e) ;
  • Avoir un intérêt pour la culture ;
  • Être sensible aux questions d’égalité.

Pour s’engager :

  • Par mail à l’adresse suivante : hfnormandie.observatoire@gmail.com
  • Avant le vendredi 8 septembre 2023

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[Compte-rendu] Observatoire de l’égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication 2023

Le 8 mars 2023, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le Ministère de la Culture publiait la 11ème édition de son Observatoire de l’égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication

Cet observatoire, basé sur plus d’une centaine d’indicateurs, permet d’analyser des phénomènes aussi divers que le fonctionnement interne et la composition des équipes, la rémunération des employé.es, les programmations, les aides accordées, ou encore la visibilité des artistes. Le principal constat de cette édition, c’est que malgré de légers progrès, de fortes inégalités persistent dans certaines disciplines

Bien que les femmes soient majoritaires sur les bancs des écoles de l’enseignement supérieur Culture, seules 4 personnes sur 10 en emploi dans le secteur culturel sont des femmes. Même si la part des femmes dans certaines disciplines a progressé depuis plusieurs années (38% de femmes parmi les architectes en 2019 contre 32% en 2009), la parité peine à être atteinte. Les femmes représentent 44% des membres de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SCAM), et seulement 19% des membres de la Société des auteurs compositeurs et éditeurs de musiques (SACEM). Dans d’autres secteurs, les femmes sont sur-représentées : c’est le cas des professions de la documentation et de la conservation (74%). 

En ce qui concerne les salaires dans les secteurs culturels, on observe notamment dans le corps administratif une relative égalité de rémunération. En revanche, de fortes disparités existent dans d’autres corps : on observe un écart de 15% en équivalent temps plein au sein des métiers du spectacle et de l’audiovisuel. L’écart le plus marqué est de 21% et concerne le secteur de l’édition photographique. 

Pour ce qui est de l’encadrement de l’administration centrale du Ministère et de ses opérateur.ices, la part des femmes est importante, notamment aux postes de direction du Ministère (53%). Cependant, dans les structures de Création artistiques, les femmes restent minoritaires à assurer des postes à hautes responsabilités : en moyenne, en 2023, seules 35% des structures labellisées par le programme 131 sont dirigées par des femmes. Les commissions, conseils, instances consultatives et jurys sont de plus en plus paritaires : 49% dans les instances du Centre national de la musique (CNM). 

Les œuvres de femmes restent en revanche moins visibles au sein des représentations artistiques : par exemple, sur 2060 représentations d’opéra, seules une sur quatre sont mises en scène par des femmes. Elles sont également moins nombreuses que les hommes à recevoir des aides financières : sur l’ensemble des disciplines du spectacle vivant, seulement 36% des équipes recevant des aides sont dirigées par des femmes et elles ne touchent que 27% du montant total de ces aides

Enfin, concernant la consécration artistique, les femmes représentent un part minime des artistes primé.es. Depuis 2010, aucune réalisatrice n’a reçu de César. Entre 1970 et 2019, aucun film réalisé par une femme n’a reçu la Palme d’or du Festival de Cannes (pour la deuxième fois seulement en 2021, un film réalisé par une femme a été primé). Aux Victoires de la Musique, seules 10% des artistes primé.es sont des femmes. Le secteur du livre est plus favorable aux femmes sur ce point : entre 2020 et 2022, sur 9 grands prix littéraires, 44% de femmes ont été récompensées.

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[Compte rendu] Rapport annuel 2023 sur l’état des lieux du sexisme en France – « Baromètre sexisme »

Ce lundi 23 janvier dernier sortait le cinquième Rapport annuel 2023 sur l’état des lieux du sexisme en France, mené par le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) auprès d’un échantillon représentatif de 2 500 personnes âgées de 15 ans et plus. 

Le sexisme vit de beaux jours en France. En effet, malgré les nombreuses mesures prises ces dernières années pour favoriser l’égalité femmes-hommes dans la société, le sexisme ne recule pas, voire s’aggrave à certains égards

La première partie du rapport est consacrée au vécu du sexisme en France dans les différentes sphères de la société. La sphère professionnelle est perçue comme particulièrement sexiste : les femmes sont surreprésentées au sein des métiers précaires (particulièrement le secteur du care). Dans les médias, les femmes sont encore sous-représentées. Quant au cadre éducatif et aux réseaux sociaux, la perception des inégalités femmes-hommes est en très nette hausse par rapport à l’an dernier. 

En comparaison avec le rapport de l’an passé, les femmes sont toujours aussi nombreuses à déclarer avoir personnellement subi des situations sexistes (80%) dans des sphères aussi diverses que la rue, les transports, le foyer ou encore le monde du travail. Le baromètre décrit “une situation alarmante” concernant les discriminations, harcèlements et violences subis par les femmes : 37% des Françaises déclarent avoir déjà subi une situation de non-consentement. Toutes ces statistiques sont corroborées par des études officielles qui démontrent toutes unanimement une nette augmentation des victimes de violences sexistes et sexuelles en 2022

En réponse à un sexisme omniprésent dans toutes les sphères de la société, 9 femmes sur 10 affirment adopter des conduites d’évitement pour ne pas en subir les effets (ces conduites vont du renoncement à sortir seule à l’adaptation de sa tenue vestimentaire). Ces attitudes de renoncement ont des répercussions concrètes sur le comportement et la vie quotidienne des femmes, entre autres la perte de confiance en soi. 

La deuxième partie du rapport s’attèle à démontrer que l’adhésion aux stéréotypes sexistes est encore forte en France. En dépit d’une conscience partagée de l’inégalité entre les femmes et les hommes au sein de la société, les situations de sexisme ordinaire n’en sont pas moins acceptées par l’ensemble de la population. 

Si les femmes persistent à intégrer certains stéréotypes de genre, ce sont surtout les hommes qui en sont imprégnés. Ainsi, les hommes interrogés sont beaucoup moins nombreux que les femmes à reconnaître les inégalités de traitement inhérentes à certains secteurs (médias, monde professionnel, espace public, …). Outre cela, le baromètre met en exergue l’émergence d’une pensée masculiniste chez les hommes de moins de 35 ans : 20% des 25-34 ans considèrent qu’il faut “vanter ses exploits sexuels auprès de ses amis” pour être respecté en tant qu’homme, et 23% qu’il faut parfois être violent pour se faire respecter. 

Enfin, les hommes, même s’ils reconnaissent en partie l’inégalité entre les femmes et les hommes, peinent à se sentir concernés par la question : 4 hommes sur 10 considèrent qu’on “s’acharne sur les hommes”

La dernière partie du rapport est consacrée aux moyens mis en œuvre pour endiguer le sexisme et protéger les femmes, qui sont jugés insuffisants voire inopérants. En effet, les mobilisations féministes sous toutes leurs formes sont en nette croissance depuis MeToo. Pourtant, le débat public ne s’en trouve pas pour autant modifié : seules 29% des personnes interrogées estiment que l’on parle correctement du sexisme dans le débat public

Les statistiques du baromètre démontrent un manque de confiance criant à l’égard des institutions publiques et politiques. Seule 30% de la population interrogée fait confiance au gouvernement en matière d’égalité. Par ailleurs, 80% de cette même population estime que l’arsenal juridique est mal appliqué voire insuffisant. 

Une vague antiféministe post-MeToo, dénoncée par de nombreuses militantes, est visible dans les données recueillies par le baromètre : 33% des hommes interrogés estiment que le féminisme menace la place et le rôle  des hommes dans la société et 29% estiment que les hommes sont en train de perdre leur pouvoir. Cette poussée conservatrice est visible à l’échelle internationale à travers le recul des droits des femmes dans de nombreux pays (Etats-Unis, Ukraine, Afghanistan, Soudan, Iran, Pologne, Italie, …). 

Le baromètre propose une série de recommandations à la fois pour agir sur les mentalités et sur les effets du sexisme et pour rendre les services publics plus performants, plus à même de répondre aux problématiques actuelles. 

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[Compte-rendu] Les artistes femmes dans le spectacle public – Saison 2020/2021

Pour la deuxième année consécutive, le Syndeac – Syndicat des Entreprises Artistiques et Culturelles – a procédé à un comptage des femmes dans les programmations des structures de spectacle vivant public, en collaboration avec les Archives du spectacle. Publié fin 2022, les chiffres présentés sont ceux de la saison 2020/2021. L’étude concerne les théâtres nationaux et les établissements labellisés par l’Etat, certains festivals d’ampleur, ainsi que l’ensemble des établissements adhérents du Syndeac. 

Quatre aspects propres au spectacle vivant ont fait l’objet de la collecte de données et de la production de statistiques : la mise en scène, l’écriture, le nombre d’artistes au plateau et le potentiel de public (la visibilité offerte aux artistes), tous analysés sous le prisme du genre. Ainsi, quatre principaux chiffres sont à retenir quant aux spectacles vivants programmés au cours de la saison 2020/2021 : 

  • 38% sont mis en scène par des femmes.
  • 33% sont écrits par des femmes.
  • 42% des artistes au plateau sont des femmes.
  • Le potentiel de public alloué aux femmes est de 33%

La ventilation par discipline opérée par le Syndeac permet de mettre en exergue celles au sein desquelles les femmes sont le plus sous-représentées, c’est particulièrement le cas pour le cirque et le théâtre. La ventilation par lieux quant à elle, démontre que cette sous-représentation des femmes est d’autant plus conséquente dans les scènes nationales et dans les théâtres nationaux

Le Syndeac a réalisé une comparaison entre les chiffres récoltés pour la saison 2020/2021 et ceux de la saison 2019/2020. Cela permet d’observer une hausse générale du nombre de femmes dans les différentes catégories étudiées : +3% pour la mise en scène, +4% pour l’écriture, +1% de femmes au plateau, +2% de potentiel de public alloué aux femmes. 

Toutefois, il convient de nuancer ces chiffres, et ce pour différentes raisons. Premièrement, le Syndeac l’indique lui-même, ces augmentations ne sont calculées que sur deux saisons consécutives, ainsi elles ne constituent pas une véritable tendance. Deuxièmement, cette croissance globale du nombre de femmes dans les différentes catégories masque des disparités qui augmentent dans certains lieux ou dans certaines disciplines. Par exemple, bien que de façon globale le pourcentage des spectacles écrits par des femmes a augmenté de 4% par rapport à la saison passée, seuls 21% de ces spectacles sont à l’affiche dans les théâtres nationaux, contre 28% pour la saison 2019/2020, soit une baisse de 7 points. 

Ainsi, le Syndeac nuance ce bilan tout en indiquant qu’avec le rapport de la saison 2021/2022, les chiffres seront davantage significatifs. Ce comptage permet toutefois de constater le manque irrécusable de femmes dans l’ensemble des domaines du spectacle vivant public en France.