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Appel à projets 2026 – Journées du Matrimoine en Normandie

Conférences, expositions, spectacles, visites commentées, projections : construisons ensemble l’événement en Normandie du 17 au 20 septembre 2026 !

Depuis 2015, le Mouvement HF+ porte et coordonne les Journées du Matrimoine, en partenariat avec les collectivités territoriales, les institutions culturelles, les équipes artistiques et les acteur·rices de la société civile.
Elles sont organisées chaque année, en parallèle et en résonnance avec les Journées Européennes du Patrimoine.

Le Matrimoine et le Patrimoine constituent ensemble notre héritage culturel commun

Notre héritage culturel est composé à la fois du patrimoine (ce qui vient des pères) et du matrimoine (ce qui vient des mères). En réhabilitant cette notion, existant dès le Moyen Âge, le Mouvement HF+ œuvre à la reconnaissance, à la transmission et à la visibilité des œuvres des créatrices et intellectuelles d’hier et d’aujourd’hui, tout en contribuant à la construction du matrimoine de demain.

Une manifestation d’envergure, ancrée sur l’ensemble du territoire

Depuis dix ans, les Journées du Matrimoine en Normandie œuvrent à la reconnaissance du matrimoine comme levier d’égalité, tout en soutenant la visibilité et la reconnaissance des artistes contemporaines.

Avec plus de 120 propositions, 80 structures partenaires, 14 000 personnes touchées en moyenne et une couverture de l’ensemble du territoire régional, elles constituent aujourd’hui l’une des manifestations les plus importantes en France, tant par leur ampleur que par leur ancrage territorial.
En diffusant le matrimoine au plus près des citoyen·nes, notamment dans les territoires ruraux et éloignés de l’offre culturelle, elles contribuent à l’équité territoriale et à l’effectivité des droits culturels.


Vous souhaitez participer, accueillir ou proposer un projet ?
Un appel à projets est ouvert jusqu’au 31 mars !

Comment participer ?

L’appel à projets est ouvert à toute proposition mettant à l’honneur les femmes créatrices, penseuses et chercheuses, célèbres, méconnues ou invisibilisées, d’hier et d’aujourd’hui.

Peuvent candidater :

  • Structures culturelles et collectivités publiques de Normandie
    (musées, théâtres, salles de spectacles, cinémas, bibliothèques, écoles, galeries, conservatoires…)
    👉 Deux possibilités : proposer une action et/ou accueillir un projet.

    OU

  • Artistes et compagnies professionnelles de toutes disciplines ;
  • Artistes et équipes artistiques amatrices ;
  • Citoyen·nes souhaitant s’engager.
    👉 Les projets sélectionnés ne disposant pas de lieu d’accueil identifié seront mis en relation avec des structures partenaires.

    Les structures culturelles et équipes artistiques de Normandie sont invitées à adhérer à HF+ Normandie .

Sélection des projets

Les projets seront examinés par un comité de pilotage composé d’HF+ Normandie et de ses partenaires institutionnels, en lien avec des structures ressources (ODIA Normandie, Normandie Images, Normandie Livre & Lecture, La Fabrique de Patrimoines en Normandie, Norma, RN 13 Bis…).

Critères de sélection :

  • pertinence au regard des enjeux du matrimoine ;
  • exigence artistique et culturelle ;
  • faisabilité technique ;
  • attention portée à la diversité, à l’accessibilité et à l’ouverture à tous les publics.

Une attention particulière sera portée :

  • aux projets déployés en territoires ruraux ou éloignés de l’offre culturelle, afin de favoriser une meilleure équité territoriale.
  • aux projets à destination du jeune public et des publics familiaux, y compris sur le temps scolaire, afin de proposer des références et des modèles contribuant à la prévention des stéréotypes de genre.

Modalités pratiques

Clôture de l’appel à projets : 31 mars 2026.

  • Projets confirmés avant le 1er juin 2026
  • Les projets sont organisés et financés par les structures porteuses
  • Une contribution financière pouvant aller jusqu’à 1 000 € par projet pourra être accordée, en complément des financements existants
    Attention, cette contribution financière n’a pas vocation à financer une création ou à prendre en charge l’intégralité d’une prestation, mais bien à permettre la faisabilité d’une proposition dans des conditions professionnelles et/ou de compléter l’apport de la structure accueillante.
  • Les projets retenus bénéficieront d’une communication commune dans le cadre des Journées du Matrimoine 2026

Pour candidater, merci d’adresser vos propositions et projets en complétant le formulaire en ligne avant le 31 mars 2026 !

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[PUBLICATION] Observatoire de l’égalité entre les genres dans les arts et la culture en Normandie | Édition 2025 – Données 2023

La quatrième édition de l’Observatoire de l’égalité entre les genres dans les arts et la culture en Normandie vient de paraître !

Dans le sillage des précédentes éditions, l’association HF+ Normandie s’est attachée à étudier différents pans des inégalités entre les femmes et les hommes dans le secteur culturel :

  • La répartition genrée des artistes présent·es dans les programmations de la saison 2023/2024 ;
  • La répartition femmes/hommes dans les équipes des établissements culturels et notamment le type de poste occupé par chacun·e ;
  • La répartition genrée des moyens de production et de diffusion alloués dans le spectacle vivant.

Cette année, l’étude comporte un état des lieux de la prise en compte du fléau des violences sexistes et sexuelles (VSS) par les structures culturelles de Normandie, comprenant des données chiffrées et des entretiens sociologiques, et explorant des pistes de travail afin de les éradiquer.

Les données présentées ici sont relatives aux programmations de 264 structures du secteur du spectacle vivant et musiques actuelles – avec plus de 2308 évènements étudiés – et des arts visuels avec près de 154 expositions temporaires analysées.

🡺 Des chiffres stables voir légèrement en hausse dans le spectacle vivant : on atteint enfin le seuil de 33% de femmes à la direction artistique sur l’ensemble des programmations des structures étudiées (en hausse de 2 points par rapport à 2022). Seuls 30% des auteur·ices sont des femmes avec de grandes disparités selon les disciplines.

On constate que les inégalités s’intensifient selon les disciplines artistiques ou les types de spectacles :

  • Première fois que les femmes apparaissent dans l’Opéra avec 9% de femmes directrices artistiques, mais toujours aucune femme autrice ;
  • Toujours plus présentes en danse et lecture (respectivement 45% et 38% à la direction artistique), les femmes restent très présentes également dans les spectacles jeune public, malgré une baisse conséquente du nombre de femmes autrices dans ce domaine (en baisse de 12 points) ;

🡺 Dans les arts visuels, les chiffres sont en hausse avec 38% de femmes exposées, contre 32% en 2022. On observe que cette hausse touche particulièrement les expositions collectives mais n’affecte pas les expositions monographiques. On observe également une différence majeure de la présence des femmes selon la durée de l’exposition, plus la durée d’exposition augmente, plus la part des femmes baisse.

🡺 Concernant l’emploi permanent dans les structures étudiées :

  • Cette année encore, les femmes sont moins nombreuses à la direction d’établissement dans le spectacle vivant, et lorsqu’elles le sont, dirigent des structures moins bien dotées ou de moins grande ampleur. De la même manière dans les arts visuels et les musées, les postes hiérarchiquement plus élevés et valorisés sont occupés par des hommes, on observe d’ailleurs une grande baisse de la part des femmes à la direction (moins 15 points) ;
  • La répartition par pôle de métiers confirme les stéréotypes de genre avec une part majoritaire de femmes dans les fonctions associées au lien social comme : la communication, les relations avec les publics et la billetterie. Alors que les fonctions techniques sont assurées presque uniquement par des hommes.

🡺 Un focus sur l’éga-conditionnalité permet de questionner plus finement l’égalité réelle dans le spectacle vivant et l’enjeu des moyens alloués aux projets artistiques selon le genre.

  • Grâce à la collaboration de l’ODIA Normandie, de la Scène Nationale le Tangram, du Centre National des arts de la rue et de l’espace public l’Atelier 231, du Centre Dramatique National de Normandie-Rouen et du Centre chorégraphique national du Havre Normandie le Phare, l’étude dessine les contours des inégalités financières auxquelles font face les artistes femmes. Depuis 2022, les aides ou apports à destination des équipes artistiques féminines ont fortement augmenté, bien qu’elles soient toujours en moyenne moins nombreuses et moins conséquentes.
    Pour les aides à la diffusion, on constate également que les femmes ont tendance à déposer moins de dossiers de demandes d’aides que leurs homologues masculins.
    Afin de résorber encore plus ces écarts, les questions de répartition et de légitimité sont à travailler, bien qu’on remarque une forte évolution des apports alloués aux artistes femmes par certaines structures.

🡺 Un focus sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) dans les structures culturelles permet d’établir un état des lieux de la prise en compte du fléau des VSS par les structures culturelles de Normandie et de proposer des pistes collectives et partagées afin de les éradiquer. La méthodologie s’est articulée autour de deux axes : une collecte de données chiffrées permettant de mesurer la prise en compte des politiques de prévention et de lutte contre les violences au sein des structures et le recueil de paroles et d’expériences de salarié·es, afin d’éclairer la réalité vécue sur le terrain et de compléter les chiffres par une dimension qualitative essentielle.

  • 90% des structures labellisées considèrent que les VSS constituent un enjeu pertinent.
  • Les structures ne considérant pas les VSS comme un problématique sont à 86% des structures d’art visuel et à 14% des structures de musiques actuelles. Souvent perçue comme éloignée de leur réalité, la question reste peu traduite en actions concrètes.
  • Pour le total des structures ayant répondu au questionnaire, 72% des salarié·es sont informé·es de leurs droits et devoirs et 62% des structures ont mis en place des actions de formations. La formation favorise la prise de conscience, l’engagement et la responsabilité face aux VSS.
  • La principale difficulté identifiée concerne la mise en œuvre des protocoles de signalement
    et de traitement des VSS. La communication auprès des équipes reste limitée : seulement 41% des structures
    ont transmis ces informations
    , la majorité étant encore à l’étape de rédaction du protocole de traitement
    et de signalement et de désignation du ou de la référent·e.

Notre étude souligne 4 pistes pour éradiquer à long terme ce fléau dans les structures culturelles : Faire évoluer la culture professionnelle, renforcer la formation obligatoire et continue, renforcer la mutualisation régionale et accompagner les victimes.

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[PUBLICATION] Observatoire de l’égalité femmes-hommes dans les arts et la culture en Normandie | Édition 2024 – Données 2022

La troisième édition de l’Observatoire de l’égalité femmes-hommes dans les arts et la culture en Normandie vient de paraître!

Dans le sillage des deux premières éditions parues en 2022 et 2023, l’association HF+ Normandie s’est attachée à étudier différents pans des inégalités entre les femmes et les hommes dans le secteur culturel :

  • la répartition femmes/hommes des artistes présent·es dans les programmations de la saison 2022/2023
  • la répartition femmes/hommes dans les équipes des établissements culturels et notamment le type de poste occupé par chacun·e
  • la répartition genrée des moyens de production et de diffusion alloués dans le spectacle vivant

Cette année, l’étude comporte une enquête inédite sur l’accompagnement des musiciennes en Normandie, comprenant des données chiffrées et des entretiens sociologiques, et explorant des pistes de travail pour améliorer la place des femmes dans le secteur des musiques actuelles.

Les données présentées ici sont relatives aux programmations de 185 structures du secteur du spectacle vivant et musiques actuelles – avec plus de 1800 évènements étudiés – et des arts visuels avec près de 70 expositions temporaires analysées.

🡺 Des chiffres stables voir légèrement en baisse dans le spectacle vivant : seuls 31% de femmes à la direction artistique sur l’ensemble des programmations des structures étudiées (en baisse de 4 points par rapport à 2021).
Ces inégalités s’intensifient selon les disciplines artistiques :

  • Aucune femme directrice artistique à l’Opéra ;
  • Plus présentes en danse et lecture (respectivement plus de 40% et 50% à la direction artistiques), les femmes demeurent surreprésentées dans les spectacles jeune public ;
  • Seuls 30% des auteur·ices sont des femmes avec de grandes disparités selon les disciplines ;

🡺 Dans les arts visuels, les chiffres sont également en forte baisse avec seulement 32% de femmes exposées, contre 42% en 2021. On observe cette baisse indépendamment du type d’exposition (monographique ou collective) mais elle s’accroît davantage lorsque l’exposition est de courte durée (moins 34 points sur les expositions de moins de 2 mois).

🡺 Concernant l’emploi permanent dans les structures étudiées (spectacle vivant & musiques actuelles et arts visuels) :

  • Les femmes sont moins nombreuses à la direction d’établissement dans le spectacle vivant, et lorsqu’elles le sont, dirigent des structures moins bien dotées ou de moins grande ampleur. De la même manière dans les arts visuels, les postes hiérarchiquement plus élevés et valorisés sont occupés par des hommes ;
  • La répartition par pôle de métiers confirme les stéréotypes avec une part majoritaire de femmes dans les fonctions associées au lien social comme : la communication, les relations avec les publics et la billetterie. Alors que les fonctions de direction technique sont assurées uniquement par des hommes dans le spectacle vivant et les musiques actuelles.

🡺 Focus sur l’éga-conditionnalité : permet de questionner plus finement l’égalité réelle dans le spectacle vivant et l’enjeu des moyens alloués aux projets artistiques selon le genre.

  • Définition éga-conditionnalité : principe qui consiste à conditionner l’attribution des financements publics ou des autorisations administratives au respect des valeurs et pratiques égalitaires entre les femmes et les hommes ;
  • Grâce à la collaboration de l’agence ODIA Normandie, de la Scène Nationale le Tangram et du Centre Dramatique National de Normandie Rouen, l’étude dessine les contours des inégalités financières auxquelles font face les artistes femmes. Les aides ou apports sont en moyenne moins nombreuses et moins conséquentes à destination des équipes artistiques féminines. Les femmes ont par ailleurs tendance à déposer moins de dossiers de demandes d’aides que leurs homologues masculins.
    Afin de résorber ces écarts, les questions de répartition et de légitimité sont à travailler.

🡺 Focus sur l’accompagnement des femmes dans les musiques actuelles : permet d’interroger les ressentis et de comprendre les besoins des musiciennes.

Sur scène, les femmes représentent seulement 20% des artistes lead (en baisse depuis 2021) et sont globalement minoritaires.

Sur l’ensemble des lieux labellisés SMAC (Scènes de Musiques Actuelles) en Normandie, aucune ne dépasse le seuil des 33% de groupes avec lead féminin dans leurs programmations.

Elles ne représentent que 22% des artistes accompagné·es dans les dispositifs de l’agence NORMA en 2022. Leur présence en studio de répétition varie de 1% à 12%.

Beaucoup d’entre elles évoquent des environnements de travail sexistes, subissant commentaires graveleux et dévalorisation permanente. Elles sont 57% à avoir déjà été victimes ou témoins de violences sexistes et sexuelles (VSS).

Notre étude souligne 4 leviers pouvant résorber ces inégalités et améliorer la place des femmes dans ce secteur : l’adaptation des dispositifs d’accompagnement, la création d’un réseau d’artistes femmes, la construction d’une légitimité ainsi que la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

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Appel aux compositrices !

Initiative 100% HER – Universal Production Music

Pour la seconde année consécutive, Universal Production Music a lancé 100% HER, un dispositif qui consiste à découvrir et valoriser des talents féminins pour leur permettre d’intégrer, à terme, l’équipe de compositeur·rices de librairie musicale d’Universal.

Cette initiative s’adresse aux compositrices-productrices autonomes, dotées de compétences créatives et techniques et désireuses de construire un réseau et une carrière dans l’activité d’illustration musicale. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au jeudi 15 février via le lien suivant :

Lien pour candidater à 100% HER

• Jusqu’au 15 février 2024 : dépôt des candidatures à l’adresse dédiée.
• Mars 2024 : sélection des candidates.
• Mi-mars 2024 : annonce des lauréates et rencontre.
• Printemps 2024 : début de la collaboration avec les nouvelles compositrices.

Plus d’informations en cliquant ici.

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[OBSERVATOIRE] Enquête sur l’accompagnement des musiciennes en Normandie

Dans le cadre de l’Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans les arts et la culture en Normandie, l’association HF Normandie intègre pour cette troisième édition un focus sur les inégalités de genre au sein des musiques actuelles. C’est un fait, les inégalités particulièrement prégnantes dans le secteur musical soulèvent plusieurs questions sur la place faite aux musiciennes. La méthodologie de cette nouvelle étude comporte d’une part une collecte de données sur la présence des femmes dans les programmations ; d’autre part, une collecte de données qualitatives sur l’expérience des musiciennes, et notamment leur rapport aux dispositifs d’accompagnement (enjeu clé de la professionnalisation) dont elles auraient pu bénéficier au cours de leur parcours.

Pour ce faire deux questionnaires ont été conçus : 

  • Le premier à destination des musiciennes, afin qu’elles témoignent de leur expérience au sein des dispositifs d’accompagnement des structures normandes.
  • Le second à destination des chargé·es d’accompagnement au sein des structures, afin d’identifier comment les musiciennes peuvent être bénéficiaires de ces dispositifs.

Le temps de réponse de ces formulaires ne devrait pas excéder 6 minutes.

L’accès aux questionnaires est ouvert jusqu’au vendredi 23 février afin que les résultats puissent être analysés pour la parution de la prochaine édition de l’observatoire courant juin.
HF Normandie souhaite également conduire des entretiens individuels avec des musiciennes qui voudraient partager plus précisément leur expérience sur le sujet ; vous pouvez manifester votre intérêt pour cette démarche en laissant vos coordonnées à la fin du questionnaire “musiciennes” :

Pour en savoir plus, vous pouvez également contacter Louise Daudel, chargée de mission Observatoire :
Tél : 06 31 40 77 94
Mail : hfnormandie.mediation@gmail.com

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[PUBLICATION] Observatoire de l’égalité femmes-hommes dans les arts et la culture sur le territoire de Rouen Seine Normande 2028 | Édition 2023 – Données 2021

La seconde édition de l’Observatoire de l’égalité femmes-hommes dans les arts et la cultures sur le territoire de la métropole rouennaise vient de paraître!

Dans le sillage de la première édition parue en 2022, l’association HF Normandie s’est attachée à étudier différents pans des inégalités entre les femmes et les hommes dans le secteur culturel :

  • la répartition femmes/hommes des artistes présent·es dans les programmations de la saison 2021/2022
  • la répartition femmes/hommes dans les équipes des établissements culturels et notamment le type de poste occupé par chacun·e
  • la répartition genrée des moyens de production et de diffusion alloués dans le spectacle vivant

Les données présentées ici sont relatives aux programmations spectacle vivant et musiques actuelles – avec près de 1200 évènements étudiés – ainsi qu’aux arts visuels avec une cinquantaine d’expositions temporaires analysées.

🡺 Des progrès à saluer dans le spectacle vivant et les musiques actuelles : sur 36 structures étudiées, 16 d’entre elles ont une programmation où la part des femmes atteint le seuil des 33%!
Ces efforts, bien qu’encourageants, restent insuffisants dans plusieurs domaines :

  • Aucune femme directrice artistique à l’Opéra ;
  • Plus présentes en danse et théâtre (plus de 40% à la direction artistiques), les femmes demeurent surreprésentées dans les spectacles jeune public ;
  • Moins de 30% des auteur·ices sont des femmes avec de grandes disparités selon les disciplines ;
  • Sur scène, les femmes représentent moins d’1/4 des artistes lead (musiques actuelles) et sont globalement minoritaires sauf dans le cas où la direction artistique du projet est assurée par une femme.

🡺 Dans les arts visuels, les chiffres sont encourageants avec 42,4% de femmes exposées, en augmentation de 7,4 points depuis 2019. La part des femmes est identique dans les expositions monographiques, mais diminue lorsque la durée de l’exposition augmente.

🡺 Concernant l’emploi permanent dans les structures étudiées (spectacle vivant & musiques actuelles et arts visuels) :

  • Les femmes sont moins nombreuses à la direction d’établissement dans le spectacle vivant, et lorsqu’elles le sont, dirigent des structures moins bien dotées ou de moins grande ampleur. De la même manière dans les arts visuels, les postes hiérarchiquement plus élevés et valorisés sont occupés par des hommes ;
  • La répartition par pôle de métiers confirme les stéréotypes avec une part majoritaire de femmes dans les fonctions associées au lien social comme : la communication, les relations publics et la billetterie. Alors que les fonctions de direction technique sont assurées uniquement par des hommes dans le spectacle vivant et les musiques actuelles.

🡺 Le nouvel indicateur de cette édition 2023 questionne de manière plus pointue la place des femmes artistes et la manière dont leur travail est considéré/valorisé par les institutions en présentant le principe d’éga-conditionnalité.

  • Définition : principe qui consiste à conditionner l’attribution des financements publics ou des autorisations administratives au respect des valeurs et pratiques égalitaires entre les femmes et les hommes ;
  • Grâce à la collaboration de l’agence ODIA Normandie, de la Scène Nationale le Tangram et du Centre Dramatique National de Normandie Rouen, l’étude dessine les contours des inégalités financières et de subventions auxquelles font face les artistes femmes. Les aides sont en moyenne moins nombreuses et moins conséquentes à destination des équipes artistiques féminines. Les femmes ont par ailleurs tendance à déposer moins de dossiers de demandes d’aides que leurs homologues masculins.
    Afin de résorber ces écarts, les questions de répartition et de légitimité sont à travailler.
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HF Normandie au Forum à l’Asso

Retrouvez-nous samedi 4 septembre pour la 13ème édition du Forum à l’Asso de la Ville de Rouen !
HF Normandie sera présente pour vous faire découvrir ses actions et ses valeurs !

A disposition : des badges et des brochures des Journées du Matrimoine 2021. L’occasion pour vous de découvrir la programmation éclectique de cette édition.


➡ Où ? sur les quais bas rive gauche entre le pont Guillaume-le-Conquérant et le pont Jeanne-d’Arc
➡ Quand ? Samedi 4 de 10h à 18h
➡ Quoi ? Plus de 350 associations, des animations toute la journée et de quoi vous restaurer ! Retrouvez l’ensemble des associations présente sur le site de la ville : https://rouen.fr/forum-asso


Nous vous attendons nombreux.ses au stand n°73 pour vous informer, vous engager ou simplement discuter !

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JDM 2021 : Recrutement de bénévoles

Les jeudi 16, vendredi 17, samedi 18 et dimanche 19 septembre aura lieu l’édition 2021 des Journées du Matrimoine en Normandie ! Plus de 90 projets se tiendront dans 75 lieux du territoire. Afin que tous ces événements se déroulent au mieux et trouvent leurs publics, l’association HF Normandie qui organise ces journées recrute des bénévoles motivé·es pour l’aider dans cette mission.

Les missions

  • Distribuer les programmes et les affiches des JDM
  • Assister aux événements
  • Renseigner et informer les publics
  • Relayez les Journées sur les réseaux

Les conditions

  • Être majeur.e
  • Être disponible à partir du mercredi 8 septembre si possible
  • Être sensible aux questions d’égalité

Les candidatures

  • Par mail à l’adresse suivant : hfnormandie.mediation@gmail.com
  • Avant le mardi 7 septembre
  • Contact par téléphone pour plus d’informations au 06 09 87 06 91
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[Note d’Analyse] Se saisir des droits culturels pour faire avancer l’égalité femmes-hommes dans la culture – Opale/Cécile Bonthonneau (2021)

Cette note d’analyse est le fruit d’une collaboration entre plusieurs acteur.ices du champ culturel :

D’une part l’association Opale (Opale – Association Opale) qui soutient les associations culturelles du champ de l’économie sociale et solidaire dans leur développement et anime une mission de Centre de Ressources pour le DLA (Dispositif Local d’Accompagnement).

D’autre part, la chercheuse, spécialiste des politiques publiques de la culture et militante pour l’égalité femmes-hommes Cécile Bonthonneau. Elle est également fondatrice de la structure Pluségales (PLUS EGALES) qui assure des missions de conseil et de formations auprès des acteurs et actrices de la culture au sens large afin de sensibiliser aux enjeux d’égalité de genre et développer des politiques et bonnes pratiques professionnelles en ce sens.

Ce texte rédigé par Mme Bonthonneau offre une réflexion sur les politiques culturelles articulant droits culturels et questions de genre ; deux prismes d’analyse rarement pensés de manière commune mais pourtant complémentaires.

L’autrice commence par rappeler les travaux à l’origine des chantiers des droits culturels et de l’égalité femmes-hommes, respectivement le rapport de Fribourg et le rapport Reine Prat. Ces textes fondateurs ont permis de repenser la conception des politiques culturelles et leur verticalité et ont mis en exergue les enjeux de participation et d’égalité dans ce secteur.

La définition des droits culturels pose comme principe la nécessité d’une diversité culturelle, qui remet en question l’idéologie très ancrée en France d’universalisme. Ce dernier tend à sacraliser certaines œuvres et à les rendre « dignes » d’être vues et partagées, tandis que le concept de diversité culturelle cherche à inclure et favoriser toutes les voix et formes d’expression sans hiérarchie. En ce sens, les droits culturels englobent les questions d’égalité de genre puisque la participation artistique des femmes, en tant que groupe social, est invisibilisée et silenciée au même titre que d’autres minorités.

Les droits culturels nous invitent à repenser la soi-disant neutralité des politiques publiques ainsi que nos propres représentations liées au genre. La culture occupe une place toute particulière à cet endroit en ce qu’elle est une fabrique des normes sociales et des savoirs ; ainsi l’enjeu de lutte contre la perpétuation de ces représentations biaisées et des inégalités est d’autant plus important. Garantir l’accès, la visibilité et la reconnaissance du travail des femmes dans ce secteur d’activité est indissociable du respect des droits humains.

Ce chantier, au-delà de son importance sociale et idéologique, revêt également un caractère d’urgence lorsqu’il s’agit de violences sexistes et sexuelles. L’invisibilisation des femmes et la censure de leurs récits obstruent le regard et de ce fait l’identification du problème des violences machistes qu’elles subissent quotidiennement dans leurs parcours.

Cécile Bonthonneau défend ici l’idée que les droits culturels puissent être une porte d’entrée pour l’émancipation des femmes, et réciproquement la question de l’égalité de genre doit faire partie intégrante et nourrir les politiques des droits culturels.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’étude en cliquant sur le lien suivant : 2021_opale_crdla_plusegales_genre_et_droits_culturels.pdf

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[Enquête] L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la culture en Nouvelle-Aquitaine – Chiffres Clés (2021)

L’Agence culturelle Nouvelle-Aquitaine produit pour la première fois une étude à l’échelle régionale sur la place des femmes dans le secteur de la culture. Bien que d’autres données statistiques aient vu le jour au cours des dernières années, cette étude revêt une importance particulière en ce qu’elle résulte d’une concertation entre différents acteurs régionaux et a pour vocation d’être, au-delà d’une observation factuelle des inégalités, une démarche militante conduisant à des actions concrètes.

Cette étude s’inscrit dans un chantier de longue haleine que viendront alimenter d’autres données actualisées afin de réaliser des comparaisons sur le long terme. D’autres préoccupations sont également au cœur de l’initiative de l’Agence qui s’interroge sur la place des minorités, la pertinence des méthodes de calcul et notamment des données qualitatives etc.

Ce travail reprend dans son introduction quelques définitions essentielles à la compréhension des enjeux dont il traite. On y retrouve des termes tels que : « égalité professionnelle », « diversité » ou encore « éga-conditionnalité », levier important pour avancer vers l’égalité car il s’agit d’un mécanisme d’attribution des financements publics qui consiste à les subordonner à des critères d’égalité entre les femmes et les hommes.

L’étude rassemble un grand nombre d’indicateurs en insistant particulièrement sur les formations ainsi que les écarts de salaires. Dans ce domaine, on observe une nette différence de rémunération dans toutes les filières de la culture en région Nouvelle-Aquitaine entre les femmes et les hommes, ces derniers gagnent :

  • 17% de plus que les femmes dans le spectacle vivant
  • 21% de plus que les femmes dans les arts visuels
  • 39% de plus que les femmes dans l’édition écrite

La répartition de l’emploi en revanche est relativement bien équilibrée avec une parité presque parfaite : les femmes représentent 45% des salarié.es ayant une profession culturelle comme emploi principal pour l’année 2016. Ce chiffre est à nuancer selon la catégorie de métier où certaines disparités peuvent exister notamment dans l’intermittence ou encore selon le type de postes (comme les emplois techniques qui sont majoritairement occupés par des hommes).

L’étude se conclut sur une observation des subventions accordées par la DRAC aux équipes artistiques selon le genre de la personne qui la dirige. Nous pouvons en retenir qu’en 2019, les équipes artistiques dirigées par des hommes reçoivent 55% de plus que celles dirigées par des femmes soit 32 000 euros de plus en région Nouvelle-Aquitaine.

L’ensemble de l’enquête contient des points de comparaison avec les chiffres nationaux afin de contextualiser les résultats observés en région.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’étude en cliquant sur le lien suivant : L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la culture – L’A. Agence culturelle Nouvelle-Aquitaine (la-nouvelleaquitaine.fr)